Dr BARON

Dr Catherine Baron est docteur en pharmacie et fondatrice de Pharma-Coach. Spécialisée dans les maladies respiratoires chroniques, l'éducation thérapeutique du patient et la qualité des parcours de soins, elle met son expertise au service des patients, des professionnels de santé et des décideurs. Tous les contenus scientifiques publiés sur Pharma-Coach sont rédigés ou validés selon les recommandations des autorités de santé et des sociétés savantes internationales. ET Flore, l'assistante de Pharma-Coach, accompagne les visiteurs dans leur parcours sur la plateforme et les aide à trouver les ressources les plus adaptées à leurs besoins.

FICHE SIGNES D’AGGRAVATION

Préparez votre propre repère Vous pouvez noter, avec votre médecin, votre pneumologue ou votre pharmacien : votre niveau habituel d’essoufflement ; les signes annonçant généralement une aggravation ; les traitements à utiliser selon la prescription ; les situations nécessitant un avis médical ; les situations imposant d’appeler les secours ; les coordonnées des professionnels qui vous suivent. Un plan d’action personnalisé est plus utile qu’une consigne générale, car il tient compte de votre maladie, de vos traitements et de votre état habituel. telecharger la fiche en cliquant sur l’image ou cidessous  Fiche_changements_respiratoires    

FICHE SIGNES D’AGGRAVATION Lire la suite »

BPCO : 7 changements que patient et aidant doivent surveiller ensemble

BPCO : 7 changements que patient et aidant doivent surveiller ensemble Lorsqu’une personne vit avec une BPCO, son état respiratoire peut varier d’un jour à l’autre. Une toux, un essoufflement ou une fatigue ne signifient donc pas systématiquement qu’une exacerbation commence. Ce qui doit attirer l’attention, c’est surtout un changement inhabituel par rapport à l’état habituel. Le patient est le premier expert de ce qu’il ressent. L’aidant peut cependant remarquer certaines modifications plus précocement : une marche devenue plus lente, des pauses plus fréquentes, une diminution des activités ou une fatigue inhabituelle. L’objectif n’est pas de placer le patient sous surveillance permanente. Il s’agit de permettre au patient et à son aidant de reconnaître ensemble les changements importants, puis de suivre la conduite définie avec les professionnels de santé. 1. Connaître l’état respiratoire habituel Pour reconnaître une aggravation, il faut d’abord savoir comment la personne se sent lorsque sa BPCO est stable. Quelques repères peuvent être notés : le niveau habituel d’essoufflement ; la fréquence habituelle de la toux ; la quantité et l’aspect habituels des expectorations ; les activités réalisables sans difficulté particulière ; la fréquence habituelle d’utilisation du traitement de secours ; le niveau habituel de fatigue ; l’appétit et la qualité du sommeil. Ces éléments constituent un état de référence personnel. Il ne s’agit pas de comparer le patient avec d’autres personnes atteintes de BPCO, mais de comparer son état actuel avec son propre fonctionnement habituel. 2. Les 7 changements à surveiller ensemble 2.1 Un essoufflement plus important que d’habitude Le patient peut être plus essoufflé pour une activité qu’il réalisait jusque-là sans difficulté particulière : se laver ou s’habiller ; préparer un repas ; marcher dans le logement ; monter quelques marches ; parler ; se déplacer à l’extérieur. L’aidant peut remarquer que le patient marche moins vite, s’arrête plus souvent, évite certaines activités ou met davantage de temps à récupérer. Ce n’est pas seulement l’intensité de l’essoufflement qui compte, mais sa modification par rapport aux jours précédents. 2.2 Une toux plus fréquente ou différente La toux peut devenir : plus fréquente ; plus intense ; plus fatigante ; plus présente la nuit ; différente de la toux habituelle. Il est utile de noter le moment d’apparition de ce changement et son évolution. 2.3 Une modification des expectorations Une augmentation de la quantité des expectorations ou une modification de leur aspect peut accompagner une aggravation respiratoire. Le patient et l’aidant peuvent observer : une quantité plus importante ; une expectoration plus difficile ; un changement de couleur ; une consistance différente ; la présence éventuelle de sang. Ces observations doivent être transmises au professionnel de santé. Elles ne permettent pas, à elles seules, de déterminer la cause de l’aggravation ni de décider d’un traitement. 2.4 Une utilisation plus fréquente du traitement de secours Le patient peut ressentir le besoin d’utiliser son traitement de secours plus souvent que prévu. Cette augmentation doit être relevée, notamment si : le soulagement est moins important ; l’effet dure moins longtemps ; les prises deviennent nettement plus fréquentes ; l’essoufflement continue de progresser. Le traitement de fond doit être poursuivi conformément à la prescription. Une modification du traitement ne doit pas être décidée par l’aidant, sauf si elle figure explicitement dans le plan d’action personnalisé établi avec le médecin. 2.5 Une diminution inhabituelle des activités Une aggravation de la BPCO ne se manifeste pas uniquement par des symptômes respiratoires. Elle peut également se traduire par : une toilette devenue plus difficile ; une diminution de la marche ; un abandon inhabituel des activités quotidiennes ; un besoin plus fréquent de s’asseoir ou de s’allonger ; une difficulté à préparer ou à prendre les repas ; une perte d’autonomie inhabituelle. Ces changements sont parfois remarqués par l’aidant avant d’être signalés par le patient. 2.6 Une fatigue une somnolence ou une confusion inhabituelle Une fatigue nettement plus importante que d’habitude doit être prise en compte. Une somnolence anormale, une confusion, un comportement inhabituel ou une difficulté à rester éveillé peuvent constituer des signes de gravité. Ils justifient une évaluation urgente, particulièrement s’ils sont associés à une aggravation de la respiration. 2.7 Une diminution de l’alimentation ou des boissons L’essoufflement et la fatigue peuvent rendre les repas plus difficiles. Le patient peut manger ou boire moins, perdre l’appétit ou interrompre fréquemment son repas pour reprendre son souffle. Une diminution importante des apports peut aggraver la fatigue et la fragilité du patient. Elle doit être signalée si elle persiste ou s’accompagne d’autres changements. 3. Ce que le patient peut préparer Le patient peut faciliter une réaction adaptée en préparant à l’avance : son plan d’action personnalisé ; son ordonnance actualisée ; la liste de ses traitements de fond et de secours ; les coordonnées des professionnels à contacter ; les informations concernant son oxygénothérapie ou sa ventilation, lorsqu’il en bénéficie ; les documents utiles en cas de recours aux soins. Il est également important qu’il précise à son aidant ce qu’il accepte que celui-ci observe, note ou transmet. Cette discussion permet de respecter l’autonomie du patient tout en évitant les hésitations lorsque son état se modifie. 4. Ce que l’aidant peut faire L’aidant peut : comparer la situation actuelle avec l’état habituel ; demander au patient ce qu’il ressent ; noter les changements observés et leur horaire ; aider à retrouver le plan d’action et l’ordonnance ; vérifier avec le patient que les traitements sont pris comme prévu ; préparer les informations à communiquer ; faciliter la prise de contact avec un professionnel ; appeler les secours en présence d’un signe de gravité. En revanche, l’aidant ne doit pas : poser lui-même un diagnostic ; modifier un traitement de sa propre initiative ; donner un antibiotique ou un corticoïde qui n’a pas été prévu dans le plan d’action ; augmenter le débit d’oxygène sans consigne médicale ; attendre plusieurs jours malgré une aggravation nette ; assumer seul la responsabilité de la situation. L’aidant observe, soutient et transmet. Il ne remplace pas le médecin, le

BPCO : 7 changements que patient et aidant doivent surveiller ensemble Lire la suite »

Essoufflement : ce qui compte, c’est le changement

Essoufflement : ce qui compte, c’est le changement Vous êtes peut-être essoufflé depuis longtemps en raison d’une BPCO, d’un asthme, de bronchectasies, d’une insuffisance respiratoire ou d’une autre maladie. Avec le temps, vous avez appris à vivre avec certaines limites. Le risque est alors de finir par considérer tout essoufflement comme « normal ». Pourtant, le signal le plus important n’est pas seulement l’intensité de l’essoufflement. C’est surtout un changement par rapport à votre état habituel : une gêne qui apparaît pour un effort habituellement bien toléré ; un essoufflement qui dure plus longtemps ; une récupération plus lente ; une gêne qui survient au repos ou pendant la nuit ; une difficulté nouvelle à réaliser certaines activités quotidiennes. Repérer ces changements permet de demander conseil plus tôt et peut parfois éviter une aggravation sévère. Commencez par connaître votre état habituel Pour reconnaître une aggravation, vous devez disposer d’un point de comparaison. Posez-vous régulièrement ces questions : Jusqu’où puis-je marcher sans m’arrêter ? Puis-je encore monter le même nombre de marches ? Suis-je essoufflé pour m’habiller, me laver ou parler ? Ma récupération après un effort est-elle plus longue ? Ai-je réduit mes activités sans vraiment m’en rendre compte ? La diminution de l’activité est parfois le premier signe d’une aggravation. Vous ne vous sentez pas forcément « plus essoufflé » : vous marchez moins, vous évitez les escaliers, vous sortez moins ou vous laissez un proche accomplir certaines tâches à votre place. Les changements respiratoires à surveiller Une aggravation ne se résume pas à une sensation de souffle court. Soyez attentif à l’apparition ou à l’augmentation de plusieurs signes. Un essoufflement plus important que d’habitude L’essoufflement peut apparaître plus rapidement, nécessiter davantage de pauses, vous réveiller la nuit ou persister malgré le repos. Il peut également devenir plus difficile de parler, de marcher, de s’habiller ou de prendre une douche. Une toux nouvelle ou plus fréquente Une toux qui apparaît, s’intensifie, devient nocturne ou change de caractère mérite d’être prise en compte, notamment lorsqu’elle s’accompagne d’autres symptômes. Des expectorations différentes Observez leur quantité, leur épaisseur et leur couleur. Une augmentation ou une modification nette des expectorations peut accompagner une exacerbation, particulièrement dans la BPCO ou les bronchectasies. La couleur des expectorations ne permet cependant pas, à elle seule, de décider qu’un antibiotique est nécessaire. Cette décision appartient au professionnel de santé après évaluation de l’ensemble de la situation. Une respiration sifflante ou une oppression Des sifflements ou une sensation d’oppression peuvent traduire une obstruction plus importante des bronches, notamment dans l’asthme. Ces symptômes doivent être interprétés en fonction de votre plan d’action et de la réponse au traitement de secours qui vous a été prescrit. Une fatigue ou une baisse d’activité inhabituelle Une fatigue marquée, des difficultés à accomplir les gestes quotidiens, un manque d’appétit ou un sommeil perturbé peuvent précéder ou accompagner une aggravation respiratoire. De la fièvre ou des signes d’infection De la fièvre, des frissons, des courbatures, un mal de gorge ou un écoulement nasal peuvent accompagner une infection susceptible de déséquilibrer une maladie respiratoire chronique. L’absence de fièvre n’exclut cependant pas une aggravation respiratoire. Quand demander rapidement un avis médical ? Contactez rapidement votre médecin, votre pneumologue, votre pharmacien ou un autre professionnel de santé si : votre essoufflement augmente nettement par rapport à votre état habituel ; vous utilisez plus souvent votre traitement de secours ; votre traitement de secours agit moins bien ou moins longtemps ; votre toux ou vos expectorations changent ; vous dormez moins bien à cause de votre respiration ; vous devez interrompre des activités que vous réalisiez encore récemment ; vos symptômes persistent ou continuent de s’aggraver malgré les mesures prévues ; votre saturation est inhabituelle pour vous, si votre équipe soignante vous a demandé de la mesurer. Si vous disposez d’un plan d’action personnalisé pour votre asthme, votre BPCO ou vos bronchectasies, suivez les consignes qui y figurent. N’augmentez pas, ne diminuez pas et n’interrompez pas seul votre traitement, sauf si cette adaptation a été précisément prévue dans votre plan d’action par le prescripteur. Quand appeler immédiatement le 15 ou le 112 ? Appelez les secours si la gêne respiratoire est brutale, très intense ou si elle s’accompagne de l’un des signes suivants : vous ne parvenez plus à parler en phrases complètes à cause du manque d’air ; votre respiration est très rapide ou vous devez fournir un effort important pour respirer ; vos lèvres ou vos extrémités deviennent bleutées ou grisâtres ; vous présentez une confusion, une somnolence inhabituelle, un malaise ou une perte de connaissance ; vous ressentez une douleur ou une oppression thoracique ; votre visage ou votre gorge gonfle soudainement ; votre traitement de secours, utilisé conformément à la prescription, ne vous améliore pas ; votre état se dégrade rapidement ou la situation vous paraît grave. En cas de doute devant une détresse respiratoire, appelez le 15 ou le 112. Le médecin régulateur évaluera la situation et vous indiquera la conduite à tenir. Et la saturation en oxygène ? Un oxymètre peut être utile lorsqu’il a été conseillé par un professionnel de santé. Mais le chiffre affiché ne remplace jamais l’évaluation de vos symptômes. Il n’existe pas de seuil unique valable pour tout le monde. Certaines personnes atteintes d’insuffisance respiratoire chronique ont une saturation habituelle plus basse. À l’inverse, une saturation apparemment rassurante n’exclut pas une aggravation, surtout si votre essoufflement est inhabituel ou intense. Si vous utilisez un oxymètre : restez immobile quelques minutes avant la mesure ; réchauffez vos doigts s’ils sont froids ; retirez le vernis à ongles si nécessaire ; attendez que la valeur affichée soit stable ; comparez le résultat à votre valeur habituelle ; suivez les consignes données par votre équipe soignante. Une mesure isolée ne doit pas être interprétée sans tenir compte de votre état général et des conditions de mesure. Ne modifiez jamais seul votre débit d’oxygène, sauf si votre prescripteur vous a remis une consigne écrite et personnalisée. Ce que vous pouvez noter

Essoufflement : ce qui compte, c’est le changement Lire la suite »

Tozorakimab dans la BPCO : pour quels patients ce nouveau traitement pourrait-il être utile ?

Notre analyse sera de répondre à ces questions sur le  TOZORAKIMAB dans la BPCO:   1. Qu’est-ce que le tozorakimab et pourquoi cible-t-il l’IL‑33 ? Le tozorakimab est un anticorps monoclonal. Il bloque l’IL‑33, une protéine qui participe à l’inflammation des voies respiratoires. L’objectif est de réduire les exacerbations de BPCO. Le tozorakimab est un anticorps monoclonal, c’est-à-dire un médicament conçu pour reconnaître et bloquer une cible précise dans l’organisme. Sa cible est l’IL‑33, une protéine libérée lorsque les cellules qui tapissent les voies respiratoires sont agressées ou endommagées, notamment par la fumée de tabac, la pollution ou une infection respiratoire. L’IL‑33 agit comme un signal d’alarme : elle déclenche et entretient plusieurs réactions inflammatoires dans les bronches. Chez certaines personnes atteintes de BPCO, cette inflammation peut favoriser la survenue d’exacerbations, c’est-à-dire des aggravations brutales des symptômes respiratoires. En bloquant l’action de l’IL‑33, le tozorakimab cherche donc à réduire cette inflammation et à diminuer le nombre d’exacerbations modérées ou sévères. Ce traitement ne remplace pas les inhalateurs. Dans les études, il était administré par injection, en complément du traitement inhalé habituel. 2. Chez quels patients a-t-il été étudié ? Il a été étudié chez des patients atteints de BPCO, encore symptomatiques malgré leur traitement inhalé, ayant présenté au moins deux exacerbations modérées ou une exacerbation sévère au cours de l’année précédente. 3. Que signifie réellement une réduction d’environ 30 % des exacerbations ? Les patients traités par tozorakimab ont présenté environ 30 % d’exacerbations modérées ou sévères en moins que ceux recevant un placebo. Cela représente approximativement 0,6 exacerbation évitée par patient sur une année. Le tozorakimab a été étudié chez des adultes atteints de BPCO qui fumaient ou avaient fumé et qui restaient symptomatiques malgré un traitement inhalé stable. Ces patients avaient présenté, au cours de l’année précédente : au moins deux exacerbations modérées, nécessitant notamment un traitement par corticoïdes ou antibiotiques ; ou au moins une exacerbation sévère ayant entraîné une hospitalisation. Il s’agissait donc de patients ayant une BPCO à haut risque d’exacerbations, malgré une prise en charge inhalée déjà en place. Contrairement à certaines autres biothérapies, aucun taux minimal d’éosinophiles dans le sang n’était exigé pour participer à ces études. Quels patients ne sont pas concernés par ces résultats ? Ces résultats ne peuvent pas être directement appliqués : aux personnes ayant une BPCO stable, sans exacerbations répétées ; aux patients dont les symptômes sont liés à une mauvaise utilisation des inhalateurs ou à des prises irrégulières ; aux personnes essoufflées sans diagnostic confirmé de BPCO ; aux patients atteints uniquement d’asthme, d’emphysème ou d’insuffisance respiratoire ; aux personnes n’ayant jamais fumé, car la population étudiée était composée de fumeurs ou d’anciens fumeurs ; aux patients présentant seulement une exacerbation modérée dans l’année. Cela ne signifie pas que le traitement sera nécessairement inefficace chez ces personnes, mais simplement que les études présentées ne permettent pas de le démontrer. À qui pourrait-il être proposé à l’avenir ? S’il obtient une autorisation, le tozorakimab pourrait être envisagé chez certains patients ayant une BPCO avec des exacerbations fréquentes malgré un traitement inhalé bien conduit. Avant de le proposer, il faudra notamment vérifier : que le diagnostic de BPCO est confirmé ; que le traitement inhalé est adapté et correctement utilisé ; que les prises sont régulières ; que les autres causes d’aggravation ont été recherchées ; que le patient correspond aux critères définis par l’autorisation et les futures recommandations. Le tozorakimab serait alors un traitement complémentaire, prescrit après une évaluation spécialisée. Il ne remplacerait pas les inhalateurs. À ce jour, il n’est pas encore disponible en pratique courante. 4. Que ne sait-on pas encore ? Nous ne savons pas encore si le tozorakimab diminue les hospitalisations ou la mortalité. Son effet sur la dyspnée, la qualité de vie et sa tolérance à long terme reste à préciser. Son prix n’est pas encore connu. Les résultats montrent une diminution des exacerbations modérées ou sévères sur une année. Cependant, plusieurs questions restent sans réponse. Diminue-t-il les hospitalisations ? Les études ont regroupé les exacerbations modérées et sévères dans un même résultat. Elles ne permettent pas encore d’affirmer avec certitude que le tozorakimab réduit, à lui seul, le nombre d’hospitalisations liées à la BPCO. Réduit-il la mortalité ? Les études n’ont pas été conçues pour démontrer une diminution de la mortalité. Des essais plus longs et portant sur davantage de patients seront nécessaires. Améliore-t-il l’essoufflement ? La réduction des exacerbations ne signifie pas automatiquement que le patient respire mieux au quotidien. L’effet du tozorakimab sur la dyspnée, la capacité à l’effort et les activités quotidiennes reste à préciser. Améliore-t-il la qualité de vie ? Il faut encore déterminer si les patients ressentent une amélioration importante et durable de leur sommeil, de leur autonomie, de leur fatigue ou de leur vie quotidienne. Quelle est sa tolérance à long terme ? La tolérance observée pendant les 52 semaines des études était globalement comparable à celle du placebo. Mais une année de suivi ne suffit pas pour identifier tous les effets indésirables rares ou tardifs. Le bénéfice persiste-t-il au-delà d’un an ? Nous ne savons pas encore si la diminution des exacerbations se maintient pendant plusieurs années ni si l’efficacité reste identique au fil du traitement. Quel sera son prix ? Son prix, ses conditions de remboursement et son rapport entre le coût et le bénéfice clinique ne sont pas encore connus. Quels patients en bénéficieront le plus ? Il reste à identifier précisément les patients qui répondent le mieux au traitement et à déterminer sa place par rapport aux autres biothérapies disponibles ou en développement dans la BPCO. 5. Pourquoi cela ne change-t-il pas encore le traitement actuel des patients ? Le tozorakimab n’est pas encore autorisé ni disponible en pratique courante. Les patients doivent donc poursuivre leur traitement habituel sans le modifier. 5. Pourquoi cela ne change-t-il pas encore le traitement actuel des patients ? Le tozorakimab a obtenu des résultats encourageants dans deux essais cliniques de phase III. Cependant, ces résultats

Tozorakimab dans la BPCO : pour quels patients ce nouveau traitement pourrait-il être utile ? Lire la suite »

Comprenez-vous vraiment le rôle de vos inhalateurs ?

Vous utilisez un ou plusieurs inhalateurs pour votre asthme ou votre BPCO. Mais savez-vous précisément à quoi sert chacun d’eux, quand l’utiliser et si votre geste est correct ? Pharma-Coach souhaite mieux comprendre les difficultés réellement rencontrées par les patients et leurs aidants afin de construire des ressources utiles et adaptées. Le questionnaire est anonyme et prend moins de deux minutes. ou cliquez ici Vos réponses permettront d’identifier les besoins prioritaires : mieux comprendre le rôle de chaque inhalateur ; distinguer le traitement quotidien de celui utilisé en cas de symptômes ; vérifier la technique d’inhalation ; éviter les oublis ; savoir comment réagir lorsque la respiration s’aggrave. Ces informations sont générales et ne permettent pas de modifier une prescription. Une aggravation inhabituelle ou importante de la respiration nécessite un avis médical rapide.   Références GINA — Stratégie mondiale de prise en charge et de prévention de l’asthme 2026 GOLD — Guide de poche BPCO 2026 Haute Autorité de santé — Traitements médicamenteux de la BPCO

Comprenez-vous vraiment le rôle de vos inhalateurs ? Lire la suite »

Plan d’action contre l’asthme : savoir quoi faire avant que la crise ne s’aggrave

Reconnaître l’aggravation de l’asthme et savoir comment réagir Une toux qui réapparaît, un réveil nocturne, une gêne inhabituelle pendant l’effort ou un recours plus fréquent au traitement de secours : l’aggravation de l’asthme peut commencer par des signes discrets. Encore faut-il savoir ce qu’ils signifient et quelle conduite adopter. Le plan d’action contre l’asthme rassemble les repères et les consignes personnalisées permettant de reconnaître une déstabilisation, d’appliquer le traitement prévu et de savoir quand demander une aide médicale. plan personnalisé Qu’est-ce qu’un plan d’action contre l’asthme ? Le plan d’action est un document écrit et personnalisé qui reprend notamment : le traitement habituel ; les signes indiquant que l’asthme se déstabilise ; les adaptations thérapeutiques prévues dans cette situation ; la manière d’évaluer l’évolution ; les circonstances nécessitant un avis médical ; les signes imposant d’appeler les secours. Les recommandations internationales préconisent que toute personne asthmatique dispose d’un plan adapté à son traitement, à son âge, à son niveau de compréhension et à sa capacité à reconnaître ses symptômes. Les décisions thérapeutiques qui y figurent — médicaments, doses, fréquence, durée et éventuelles adaptations — doivent correspondre aux consignes du prescripteur. Le plan est ensuite expliqué au patient afin qu’il puisse comprendre les différentes situations et appliquer la conduite prévue. Pourquoi un document écrit est-il utile ? Lorsqu’une difficulté respiratoire apparaît, l’inquiétude peut compliquer l’analyse de la situation. Il devient alors plus difficile de se souvenir précisément de consignes reçues plusieurs mois auparavant. Le plan écrit permet de retrouver rapidement les réponses à plusieurs questions : Quels sont mes premiers signes habituels d’aggravation ? Quel traitement est prévu dans cette situation ? Comment puis-je évaluer l’amélioration ? Quand faut-il contacter un professionnel de santé ? Quels signes nécessitent d’appeler immédiatement les secours ? Le document peut être imprimé et conservé dans un endroit accessible. Une copie peut également être enregistrée sur le téléphone.   Trois situations à distinguer Lorsque l’asthme est contrôlé Au cours des quatre dernières semaines, le contrôle de l’asthme est notamment évalué à partir de quatre éléments : la présence de symptômes pendant la journée plus de deux fois par semaine ; les réveils nocturnes dus à l’asthme ; le recours au traitement de secours plus de deux fois par semaine ; la limitation des activités habituelles. En l’absence de ces manifestations, l’asthme est considéré comme bien contrôlé. Cette période stable ne signifie pas que l’asthme a disparu. Le traitement prévu reste suivi et la technique d’inhalation mérite d’être régulièrement vérifiée. Lorsque l’asthme commence à se déstabiliser Certains changements peuvent annoncer une perte de contrôle : une toux plus fréquente ou inhabituelle ; des sifflements ; une oppression thoracique ; un essoufflement inhabituel ; un réveil nocturne ; une gêne pendant l’effort ou les activités quotidiennes ; un recours plus fréquent au traitement de secours ; une diminution du débit expiratoire de pointe lorsque sa mesure fait partie du suivi. Un seul de ces signes ne signifie pas nécessairement qu’une exacerbation sévère va survenir. Il constitue néanmoins une information importante lorsqu’il est nouveau, se répète ou s’intensifie. Le plan d’action indique alors les consignes personnalisées à appliquer et le délai au-delà duquel un avis médical devient nécessaire. Lorsque la situation devient urgente Certains signes peuvent témoigner d’une difficulté respiratoire sévère : gêne respiratoire intense ou aggravation rapide ; difficulté à parler normalement en raison du manque d’air ; difficulté à marcher ; épuisement ; coloration bleutée ou grisâtre des lèvres ; somnolence, confusion ou malaise ; absence d’amélioration malgré le traitement de secours utilisé conformément aux consignes reçues. Dans cette situation, les consignes de secours prévues sont appliquées et le 15 ou le 112 est appelé immédiatement. Une gêne respiratoire sévère ne doit pas être gérée uniquement à l’aide d’informations trouvées sur Internet. Reconnaître ses propres signes d’aggravation Les signes annonciateurs ne sont pas identiques chez toutes les personnes asthmatiques. Certaines commencent par tousser. D’autres constatent d’abord une gêne à l’effort, un réveil nocturne, une sensation d’oppression ou une utilisation plus fréquente de leur inhalateur de secours. Le plan d’action gagne donc à mentionner les manifestations habituellement observées chez la personne concernée. Le fichier proposé par Pharma-Coach contient une rubrique permettant de noter ces signes personnels. Il ne fournit cependant aucune posologie ou modification thérapeutique universelle. Symptômes ou débit expiratoire de pointe ? Le suivi peut reposer principalement sur les symptômes ou associer ceux-ci à la mesure du débit expiratoire de pointe, également appelé DEP ou peak-flow. Le suivi des symptômes Il est accessible à tous, mais nécessite de bien connaître ses propres signes de perte de contrôle. Les symptômes peuvent aussi être sous-estimés lorsqu’ils s’installent progressivement. Une personne peut, par exemple, réduire inconsciemment ses activités pour éviter d’être essoufflée et penser que son asthme reste stable. La mesure du DEP Le débitmètre de pointe mesure la vitesse maximale de l’air expiré. La valeur obtenue peut être comparée à la meilleure valeur personnelle mesurée lorsque l’asthme est stable. Cette mesure peut être utile chez certaines personnes, notamment lorsqu’elles perçoivent difficilement leur obstruction bronchique. Le DEP n’est cependant pas indispensable dans tous les plans d’action. Son utilisation et les seuils retenus doivent être adaptés à la situation de chaque patient. Il ne remplace ni l’observation des symptômes ni l’évaluation médicale. Les zones verte, orange et rouge Certains plans utilisent trois zones colorées afin de faciliter leur lecture. Zone verte : l’asthme est stable La zone verte correspond à la situation habituelle : les activités sont possibles ; le sommeil n’est pas perturbé ; les symptômes sont absents ou peu fréquents ; le traitement habituel est suivi conformément à la prescription. Cette partie rappelle les traitements utilisés lorsque l’asthme est stable. Zone orange : l’asthme se déstabilise La zone orange correspond à l’apparition ou à l’augmentation des symptômes : toux ; sifflements ; oppression ; essoufflement ; réveil nocturne ; activité plus difficile ; recours plus fréquent au traitement de secours ; baisse du DEP lorsque celui-ci est suivi. Cette partie reprend les consignes thérapeutiques personnalisées, les modalités de

Plan d’action contre l’asthme : savoir quoi faire avant que la crise ne s’aggrave Lire la suite »

pourquoi septembre est un mois à risque, et comment s’y préparer

Attention aux semaines qui suivent la rentrée   La rentrée vient de commencer. Et si vous êtes asthmatique, ou parent d’un enfant asthmatique, il y a une chose importante à savoir : les semaines qui suivent la rentrée constituent une période particulière pour l’asthme. Ce phénomène est suffisamment marqué pour être surveillé chaque année par Santé publique France [8]. Pourquoi ? D’abord, parce que les enfants retournent en collectivité. Les virus respiratoires circulent davantage, et notamment les rhinovirus. Or les infections virales constituent un déclencheur majeur des exacerbations d’asthme. Mais ce n’est probablement pas le seul mécanisme. Après les vacances, plusieurs facteurs peuvent se cumuler : reprise des contacts en collectivité, exposition aux allergènes, changement de rythme et parfois relâchement du traitement de fond pendant l’été. C’est cette combinaison qui peut déstabiliser un asthme jusque-là relativement calme. asthme et rentreeAlors, que peut-on vérifier en cette rentrée ? Première chose : le traitement de fond. S’il a été prescrit, est-il toujours pris régulièrement ? Une période où l’on se sent bien n’est pas une raison pour modifier ou interrompre seul son traitement. Deuxième chose : l’inhalateur. Une mauvaise technique d’inhalation peut considérablement réduire la quantité de médicament qui atteint réellement les bronches. La rentrée est donc une excellente occasion de refaire le geste avec son pharmacien, son médecin ou un autre professionnel formé. Troisième chose : repérer une modification des symptômes. Une toux qui réapparaît. Des réveils nocturnes. Des sifflements. Une gêne inhabituelle pendant le sport. Ou le besoin d’utiliser plus souvent que d’habitude le traitement de secours. Ces changements peuvent signaler que l’asthme est moins bien contrôlé. Et il vaut mieux les identifier tôt que d’attendre une véritable exacerbation. Et les étudiants ? Votre rentrée arrive dans quelques jours. Nouveau logement, nouveaux horaires, repas décalés, soirées, stress, parfois tabac ou vapotage… Et au milieu de tout cela, le traitement peut facilement passer au second plan. Alors avant la rentrée, un petit check : Mon traitement est-il disponible ? Mon inhalateur est-il encore utilisable et non périmé ? Est-ce que je maîtrise vraiment ma technique d’inhalation ? Est-ce que je sais quoi faire si mes symptômes augmentent ? Et ai-je mon traitement avec moi lorsque j’en ai besoin ? Cela prend quelques minutes. À retenir : la rentrée scolaire ou universitaire n’est donc pas seulement un changement d’emploi du temps. Pour une personne asthmatique, c’est aussi une période où une vigilance particulière sur le contrôle de l’asthme a du sens. Et souvent, quelques vérifications simples permettent déjà d’identifier ce qui mérite d’être corrigé. Sur Pharma-Coach, nous allons continuer pendant cette rentrée à vous aider à mieux comprendre votre respiration et à agir avant que la situation ne se dégrade. À très bientôt. Pour aller plus loin : ce que disent les données Ce n’est pas une impression : c’est un phénomène épidémiologique décrit depuis vingt ans, mesuré, et en grande partie évitable. Cet article explique ce qui se passe en septembre, comment reconnaître une perte de contrôle avant l’exacerbation, et quelles vérifications faire cette semaine. Le « pic de septembre » : un phénomène mesuré Dans les pays où l’année scolaire commence fin août ou début septembre, les hospitalisations pour asthme suivent chaque année la même courbe. Les études canadiennes de l’équipe de Neil Johnston et Malcolm Sears, qui ont donné son nom au phénomène, montrent que 20 à 25 % des hospitalisations pédiatriques pour asthme de toute l’année surviennent en septembre, avec un maximum entre le 17 et le 23 septembre, soit deux à trois semaines après la rentrée [1]. Le pic ne concerne pas que les enfants. Il apparaît d’abord chez les 5-15 ans, puis chez les enfants d’âge préscolaire, puis chez les adultes, avec quelques jours de décalage à chaque étape. Les auteurs parlent des écoliers comme « vecteurs de la maladie » : ils ramènent les virus à la maison [2, 3]. En France, Santé publique France relance chaque année à la rentrée une surveillance hebdomadaire spécifique de l’asthme chez les enfants de moins de 15 ans, à partir des passages aux urgences (réseau OSCOUR), des consultations SOS Médecins et des hospitalisations. Le pic survient environ deux semaines après la rentrée. En 2023, dès la première semaine de septembre, les passages aux urgences pour asthme chez l’enfant avaient augmenté de 71 % par rapport à la semaine précédente, et les consultations SOS Médecins de 36 % [8]. Des données européennes récentes confirment la même dynamique après chaque rentrée, en septembre mais aussi, dans une moindre mesure, en janvier et en mars, avec un rôle central des rhinovirus [4]. Quatre facteurs qui s’additionnent Les virus respiratoires Les rhinovirus, responsables du rhume banal, sont le premier déclencheur d’exacerbation d’asthme. Dans l’étude de référence, un virus respiratoire était retrouvé chez 62 % des enfants vus aux urgences pour crise d’asthme en septembre ; les picornavirus, dont plus de 80 % de rhinovirus, étaient présents chez 52 % des cas contre 29 % des témoins [1]. Chez une personne asthmatique, un simple rhume peut suffire à déclencher une inflammation bronchique importante. La vie en collectivité École, université, crèche, transports, open space : la circulation virale, très faible en été, repart en quelques jours. C’est ce qui explique le décalage de deux à trois semaines entre la rentrée et le pic : le temps que les virus circulent, puis que l’inflammation s’installe. Les allergènes de fin d’été Les logements fermés pendant l’été concentrent les acariens ; l’humidité de l’automne favorise les moisissures ; certains pollens (ambroisie, armoise) persistent jusqu’en octobre. Pour une personne sensibilisée, l’exposition aux allergènes est un facteur de risque d’exacerbation reconnu par les recommandations internationales [5]. La rupture des habitudes de traitement L’été relâche la routine. Dans l’étude canadienne, seulement 49 % des enfants hospitalisés en septembre prenaient un corticoïde inhalé, contre 85 % des enfants asthmatiques témoins [1]. Le rapport GINA 2025 place l’insuffisance de traitement anti-inflammatoire (absence de corticoïde inhalé, mauvaise observance, mauvaise technique d’inhalation) en tête des facteurs de risque modifiables d’exacerbation [5]. Autrement dit

pourquoi septembre est un mois à risque, et comment s’y préparer Lire la suite »

BPCO et canicule : conseils pratiques pour mieux protéger son souffle ( vidéo de conseils)

Les fortes chaleurs peuvent rendre le quotidien plus difficile lorsqu’on vit avec une BPCO : essoufflement plus marqué, fatigue, sommeil perturbé ou activités devenant plus difficiles. L’objectif est de savoir adapter son quotidien, poursuivre correctement ses traitements et repérer une aggravation inhabituelle. 1. BPCO et canicule : les conseils en vidéo Cette vidéo présente des conseils pratiques destinés aux personnes atteintes de BPCO et à leurs aidants. https://youtu.be/_u8wdgpEaTw 2. Adapter ses activités pendant les fortes chaleurs Lorsque les températures sont élevées, adaptez les horaires des activités et des déplacements. Privilégiez les périodes les moins chaudes de la journée et adaptez l’effort à votre tolérance respiratoire. Une activité habituellement bien supportée peut devenir plus difficile lorsqu’il fait très chaud. 3. Bien utiliser ses traitements La chaleur ne doit pas conduire à modifier ou interrompre de sa propre initiative un traitement prescrit pour la BPCO. C’est aussi l’occasion de vérifier la bonne technique d’utilisation des inhalateurs. Une mauvaise technique peut diminuer la quantité de médicament atteignant effectivement les voies respiratoires. En cas de doute, demandez à votre pharmacien, votre médecin ou un autre professionnel de santé de vérifier avec vous l’utilisation de votre dispositif. 4. Repérer une aggravation Soyez particulièrement attentif à une augmentation inhabituelle de l’essoufflement, une modification de la toux ou des expectorations, une altération importante de l’état général ou tout autre symptôme inhabituel. Une aggravation importante ou brutale de la respiration nécessite une évaluation médicale rapide. 5. Aidez-nous à mieux répondre à vos besoins Vous vivez avec une maladie respiratoire chronique, vous accompagnez un proche ou vous êtes professionnel de santé ? Votre expérience peut contribuer à orienter les prochaines ressources de Pharma-Coach. Le questionnaire est anonyme et prend environ 5 minutes. https://pharma-coach.com/sondage/ 6. Pour mieux comprendre les traitements de la BPCO Retrouvez également le guide gratuit Pharma-Coach consacré aux traitements de la BPCO : https://pharma-coach.com/guide-traitements-bpco/ Les informations proposées par Pharma-Coach ont une vocation d’information et d’éducation en santé. Elles ne remplacent pas une consultation médicale ni les recommandations personnalisées d’un professionnel de santé.

BPCO et canicule : conseils pratiques pour mieux protéger son souffle ( vidéo de conseils) Lire la suite »

Quand demander de l’aide – repères pour aidants

Quand demander de l’aide – repères pour aidants Accompagner un proche atteint d’une maladie respiratoire chronique implique de savoir repérer deux types de signaux : ceux qui concernent l’état de votre proche, et ceux qui concernent votre propre santé d’aidant. Les deux méritent la même attention. 1. Signes chez votre proche qui justifient un avis médical rapide Une aggravation des symptômes respiratoires (appelée exacerbation) peut survenir de façon progressive ou brutale. Une respiration sifflante ou une sensation nouvelle d’oppression thoracique peuvent signaler une aggravation de l’obstruction des voies respiratoires. D’autres signes à surveiller : Auburnfamilyclinic Essoufflement inhabituel, ou difficulté accrue à réaliser des tâches simples du quotidien Auburnfamilyclinic Fièvre, frissons ou autres signes d’infection Auburnfamilyclinic Coloration bleutée des lèvres, des doigts ou des orteils — signe nécessitant une prise en charge immédiate Auburnfamilyclinic Changement dans la couleur ou la quantité des crachats Confusion ou somnolence inhabituelle Ces éléments sont des repères généraux d’information et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé, seul habilité à évaluer la situation de votre proche. 2. Signes chez vous, l’aidant, qui justifient de chercher du soutien La Haute Autorité de Santé encourage à faire du repérage de l’aidant un réflexe, en identifiant les signes d’une situation devenue difficile. Parmi les signes retenus par la HAS : Infirmiers.com Épuisement physique ou mental Aladom Isolement social Aladom Rupture de soins pour vous-même Aladom Arrêts maladie fréquents Aladom La HAS souligne qu’il est fréquent que les aidants ne se reconnaissent pas eux-mêmes comme tels, ce qui retarde souvent la demande d’aide. Le principe résumé par la HAS est simple : pour continuer à prendre soin des autres, il faut aussi pouvoir prendre soin de soi — une idée parfois appelée la théorie du masque à oxygène. Informations HandicapAsso-fpf 3. Vers qui se tourner Le médecin traitant de votre proche, en cas de doute sur son état respiratoire Votre propre médecin traitant, pour évoquer votre propre fatigue ou vos propres difficultés Des solutions de répit existent (accueil temporaire, relais à domicile, séjours dédiés) — nous les détaillerons dans un prochain contenu de cette rubrique Le questionnaire de cette page, qui nous aide à orienter les ressources à développer selon vos besoins réels Sources : GOLD 2025 (repères d’exacerbation) ; Haute Autorité de Santé, recommandations sur le répit des aidants, juin 2024. Pour l’insérer : crée l’article dans Articles → Ajouter, titre exact « Quand demander de l’aide – repères pour aidants » (pour matcher le slug attendu par le lien existant), colle ce contenu, publie, puis vérifie que le slug généré correspond bien à quand-demander-de-laide-reperes-pour-aidants.

Quand demander de l’aide – repères pour aidants Lire la suite »

UNE APPLI RIEN QUE POUR VOUS – MON SOUFFLE

Mon Souffle : votre compagnon quotidien pour mieux respirer Vivre avec une maladie respiratoire chronique ne se limite pas aux consultations médicales. Entre deux rendez-vous, il faut continuer à pratiquer ses exercices respiratoires, observer son souffle, rester motivé et apprendre à mieux connaître son corps. Mon Souffle est une application développée par Pharma-Coach pour accompagner les personnes vivant avec une maladie respiratoire chronique et leurs aidants dans cette démarche quotidienne. Elle ne remplace jamais votre médecin, votre pneumologue, votre kinésithérapeute ou votre équipe soignante. Elle vient compléter leur accompagnement. Pourquoi utiliser Mon Souffle ? De nombreuses études montrent que la pratique régulière des exercices respiratoires et l’implication active du patient contribuent à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de maladies respiratoires chroniques. Mon Souffle vous aide à : instaurer une routine respiratoire quotidienne ; suivre l’évolution de votre essoufflement ; conserver un historique de vos séances ; rester motivé grâce à un suivi simple ; préparer plus facilement vos consultations. L’objectif est de devenir progressivement acteur de votre santé respiratoire. À qui s’adresse l’application ? Mon Souffle est destinée aux personnes atteintes notamment de : BPCO ; emphysème ; asthme ; bronchectasies ; insuffisance respiratoire chronique ; autres maladies respiratoires chroniques. L’application peut également être utilisée par les aidants souhaitant accompagner un proche.   Les principales fonctionnalités Mon Souffle permet notamment de : évaluer votre essoufflement avant chaque séance ; suivre chaque semaine et chaque mois l’évolution de votre gêne respiratoire ; réaliser des exercices respiratoires guidés ; conserver un journal personnel de vos séances ; suivre votre régularité au fil du temps. Chaque utilisateur avance à son rythme. Une application simple à utiliser Quelques minutes par jour suffisent. L’application a été conçue pour être intuitive, sans réglages complexes, afin que chacun puisse rapidement l’intégrer dans son quotidien. Vos données restent sous votre contrôle Le respect de votre vie privée est une priorité. Les informations enregistrées dans Mon Souffle restent stockées localement sur votre appareil. L’application n’a pas vocation à analyser vos données pour produire un avis médical personnalisé.   Ce que Mon Souffle n’est pas Mon Souffle n’est pas un dispositif médical. Elle : ne réalise aucun diagnostic ; ne propose aucun traitement ; ne remplace jamais une consultation médicale ; ne délivre pas de conseil clinique individualisé. En cas d’aggravation de vos symptômes, contactez rapidement votre professionnel de santé ou les services d’urgence.   Une application développée par Pharma-Coach Mon Souffle a été conçue par le Dr Catherine BARON, pharmacienne, avec l’objectif de proposer un outil pratique, fondé sur les recommandations internationales concernant l’autogestion des maladies respiratoires chroniques. Elle s’inscrit dans la continuité des ressources proposées sur Pharma-Coach pour aider les patients et leurs aidants à mieux comprendre leur maladie et à préserver leur qualité de vie. Test gratuit pendant trois mois Afin de recueillir les retours des utilisateurs et d’améliorer encore l’application, Mon Souffle est actuellement accessible gratuitement pendant trois mois. Vos remarques contribueront directement à son évolution.   Commencer dès aujourd’hui Essayez gratuitement Mon Souffle et découvrez un nouvel outil pour vous accompagner chaque jour. → Accéder à Mon Souffle : https://souffle.pharma-coach.com   Pour aller plus loin Vous pouvez également consulter : Guide Premium Emphysème : https://pharma-coach.com/emphyseme-le-guide-premium/ Les ressources gratuites Pharma-Coach : https://pharma-coach.com Le plan canicule respiratoire : https://pharma-coach.com/mon-plan-canicule/ Références scientifiques Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease (GOLD) – Recommandations internationales BPCO : https://goldcopd.org Global Initiative for Asthma (GINA) : https://ginasthma.org Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF) : https://splf.fr Haute Autorité de Santé (HAS) – Éducation thérapeutique du patient : https://www.has-sante.fr Organisation mondiale de la Santé (OMS) – Maladies respiratoires chroniques : https://www.who.int/health-topics/chronic-respiratory-diseases    

UNE APPLI RIEN QUE POUR VOUS – MON SOUFFLE Lire la suite »