Situations complexes en maladies respiratoires

CH 1 – situations ne relevant pas d’un OLD*

OLD* oxygénotherapie Longue Durée Référentiel professionnel – Oxygénothérapie à domicile Ce document fait partie du référentiel :Oxygénothérapie à domicile : cadre réglementaire et bonnes pratiques Chapitre 1 – Situations ne relevant pas d’une oxygénothérapie longue durée*   Référentiel professionnel – Oxygénothérapie à domicile Document non destiné à la patientèle – usage professionnel   Principe général d’exclusion avant toute indication d’OLD L’oxygénothérapie longue durée (OLD) est un traitement strictement encadré, reposant sur l’existence d’une hypoxémie chronique persistante objectivée à l’état stable. De nombreuses situations respiratoires fréquentes ne relèvent pas d’une OLD, même en présence de symptômes marqués. L’identification de ces situations d’exclusion est une étape préalable indispensable afin d’éviter des prescriptions inadaptées.   Dyspnée isolée sans hypoxémie chronique documentée La dyspnée est un symptôme subjectif, multifactoriel, dont l’intensité perçue n’est pas corrélée au degré d’hypoxémie artérielle. Elle peut être sévère en l’absence d’altération durable des échanges gazeux. Les études n’ont pas démontré de bénéfice clinique durable de l’oxygénothérapie dans ce contexte. La dyspnée isolée ne constitue donc pas une indication d’OLD. Désaturation isolée à l’effort Une désaturation transitoire à l’effort, sans hypoxémie de repos persistante, ne constitue pas un critère validé d’indication d’OLD. Elle traduit une limitation adaptative des échanges gazeux à l’effort et relève d’une évaluation fonctionnelle et d’une prise en charge spécifique, mais non d’un traitement chronique. Hypoxémie transitoire en contexte aigu ou post-exacerbation Une hypoxémie observée lors d’un épisode aigu ne permet pas de conclure à une indication d’OLD. Les recommandations insistent sur la nécessité d’une réévaluation à distance, à l’état stable, afin d’éviter une instauration prématurée et non pérenne du traitement. Fatigue, céphalées ou troubles du sommeil sans hypoxémie objectivée Ces symptômes peuvent être liés à des troubles ventilatoires, du sommeil ou à des comorbidités. En l’absence d’hypoxémie chronique persistante, ils ne constituent pas une indication d’OLD et relèvent d’explorations étiologiques adaptées. Situations relevant d’une surveillance sans OLD immédiate Certaines situations cliniques justifient une surveillance et des réévaluations programmées, sans mise en place immédiate d’une oxygénothérapie longue durée. Cette approche graduée permet de respecter la temporalité médicale et la pertinence réglementaire. Conclusion L’exclusion rigoureuse des situations ne relevant pas d’une oxygénothérapie longue durée est fondamentale pour sécuriser les indications, préserver la valeur du traitement et garantir la qualité du parcours de soins. Références (sélection) NOTT – Annals of Internal Medicine, 1980 MRC Working Party – The Lancet, 1981 HAS – Oxygénothérapie à long terme à domicile GOLD – Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease SPLF – Recommandations professionnelles les chapitres à venir sont en image ici :  et en liens ici:  Chapitre 2 – Indications réglementaires de l’oxygène longue durée Chapitre 3 – Observance ≥ 15 h/j : fondements cliniques Chapitre 4 – Risques liés à l’auto-ajustement du débit Chapitre 5 – Sécurité incendie et oxygène à domicile

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maladies respiratoires

Situations complexes en maladies respiratoires : repères essentiels pour les patients et les aidants

  Les maladies respiratoires chroniques peuvent évoluer de façon imprévisible et confronter les patients et leurs proches à des situations complexes, parfois anxiogènes. Essoufflement inhabituel, fatigue intense, difficultés avec les traitements ou les dispositifs médicaux : ces situations interrogent et nécessitent des repères clairs. Cet article a pour objectif de proposer une lecture accessible et structurée des situations complexes rencontrées dans les maladies respiratoires chroniques, afin d’aider les patients et les aidants à mieux comprendre ce qui se joue, à identifier les signaux d’alerte et à agir de manière adaptée. « Cet article s’adresse aux personnes atteintes de BPCO ou d’une maladie respiratoire chroniquerespiratoire et aux aidants. » Qu’appelle-t-on une situation complexe en maladie respiratoire ? Une situation est dite complexe lorsqu’elle dépasse la gestion habituelle de la maladie et mobilise plusieurs dimensions à la fois : symptômes respiratoires, traitements, dispositifs médicaux, environnement, organisation du quotidien et interactions avec les professionnels de santé. La complexité ne signifie pas gravité immédiate, mais elle nécessite une attention particulière pour éviter les ruptures de prise en charge ou l’aggravation de l’état respiratoire. Situations fréquemment rencontrées Parmi les situations complexes les plus courantes, on retrouve notamment : une aggravation progressive ou brutale de l’essoufflement, une mauvaise tolérance ou une utilisation difficile des dispositifs respiratoires, des erreurs ou des hésitations dans la prise des traitements inhalés, une fatigue respiratoire impactant la vie quotidienne, des difficultés à adapter les soins à domicile. Ces situations peuvent être sources d’inquiétude, tant pour les patients que pour les aidants, et nécessitent des repères pour savoir quand surveiller, quand adapter et quand solliciter un avis médical. Signaux d’alerte à ne pas négliger Certains signes doivent attirer l’attention et conduire à une vigilance accrue : augmentation inhabituelle de l’essoufflement au repos ou à l’effort, modification de la respiration (rapide, superficielle, difficile), diminution de l’efficacité ressentie des traitements, difficultés nouvelles avec un dispositif respiratoire, fatigue extrême ou baisse marquée de l’autonomie. Identifier ces signaux permet d’agir plus tôt et d’éviter des situations de crise. Agir au quotidien : repères pratiques Face à une situation complexe, certaines actions simples peuvent aider : observer et noter l’évolution des symptômes respiratoires, vérifier régulièrement l’utilisation des dispositifs et traitements, adapter le rythme des activités pour limiter l’essoufflement, anticiper les situations à risque dans la vie quotidienne, ne pas rester seul face à une difficulté persistante. Ces repères ne remplacent pas un avis médical, mais ils contribuent à une meilleure gestion au quotidien et à une communication plus efficace avec les professionnels de santé. Le rôle des traitements, des dispositifs et de l’accompagnement Les traitements et dispositifs respiratoires sont des outils essentiels dans la prise en charge des maladies respiratoires chroniques. Leur efficacité repose non seulement sur leur prescription, mais aussi sur leur bonne utilisation et leur adaptation aux situations rencontrées. L’accompagnement éducatif et la coordination entre les différents acteurs de soins jouent un rôle central pour sécuriser le parcours respiratoire et soutenir les patients et les aidants dans les situations complexes. À retenir Les situations complexes en maladies respiratoires sont fréquentes et multifactorielle. Des repères clairs permettent d’anticiper et de mieux réagir. La vigilance et l’accompagnement sont essentiels pour éviter les ruptures de parcours. Les articles de cette catégorie approfondiront progressivement ces situations afin de proposer des éclairages pratiques et adaptés aux réalités du quotidien avec une maladie respiratoire chronique. RAPPEL : « L’oxygène médical n’est pas un traitement du souffle, mais un traitement de l’hypoxémie documentée, prescrit selon des critères médicaux précis. » DES QUESTIONS? C’EST ICI

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Coordination médico-sociale et maladies chroniques : repères essentiels

La coordination médico-sociale est un élément central de l’accompagnement des personnes atteintes de maladies chroniques. Elle vise à assurer la continuité, la cohérence et la sécurité du parcours de soins, en tenant compte à la fois des besoins médicaux, sociaux et du contexte de vie de la personne. Dans les maladies chroniques, les intervenants sont souvent multiples : professionnels de santé, structures sanitaires, acteurs du secteur médico-social, proches et aidants. L’absence de coordination peut entraîner des ruptures de parcours, des retards de prise en charge ou une surcharge pour les patients et leurs familles. Cette catégorie a pour objectif de proposer des repères clairs pour mieux comprendre les enjeux de la coordination médico-sociale, identifier les acteurs impliqués et faciliter l’articulation des soins et des accompagnements. Les ressources de cette section seront enrichies progressivement afin d’apporter des éclairages pratiques et adaptés aux situations rencontrées dans la vie quotidienne avec une maladie chronique. DES INTERROGATIONS ?

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PARCOURS DE SOINS -ALD

ALD Pour  rappel: ALD acronyme dressé par l’assurance maladie, et le nombre de ALD est de 30.- ALD – cela veut dire Affection Longue Durée. Comme vous pouvez l’identifier sur le site ameli ou dans l’article  ALD (cliquez dessus),  les  30 grandes catégories d’ALD ont été identifiées et bien précisées. Si vous avez une des 30 pathologies chroniques de cette classification, et si votre medecin l’a identifée comme exonérante, vous êtes pris en charge de façon spécifique ; si non elle ne sera pas prise en charge de façon spécifique et vous pouvez continuer à être suivi par votre médecin traitant ( exemple de l’HTA que le médecin traitant suit car cette pathologie est un facteur aggravant de certaines ALD).  Être identifié comme ALD exonérant: cela veut dire que vous suivrez un parcours de soins  particulier bien encadré .l’objectif est de réduire au maximum l’aggravation de votre maladie et donc de vous suivre médicalement. Dans ce parcours de soins , le médecin traitant est le pilier central et vous êtes au coeur de ce dispositif. Votre maladie chronique est identifiée vous êtes en ALD exonérant,  comment est ce que cela se passe ? 1 – Le médecin traitant. Comme tout français, vous avez identifié votre médecin traitant. C’est un médecin de famille (comme on disait avant) ou généraliste proche de chez vous,En tout cas que vous avez choisi et qui a accepté de vous suivre. Ce peut être le médecin que vous voyez depuis des années . La seule différence est qu’il faut déclarer son médecin traitant à l’assurance maladie. Comment déclarer votre médecin traitant? Soit, à l’occasion d’un rendez-vous médical, vous pouvez demander à votre médecin si il est identifé comme votre médecin traitant. Le medecin est équipé informatiquement et tout se passe en quelques minutes à son cabinet. Le médecin n’est pas équipé informatiquement et vous téléchargez le formulaire suivant , que vous remplissez avec votre médecin et envoyez à votre caisse d’assurance maladie habituelle. 2 – Parcours vers l’ALD 2 – 1 – Le médecin spécialiste Vous souffrez d’une affection XX (prenons l’exemple de affection cardiaque). Votre médecin traitant , de par ses compétences peut vous orienter vers un spécialiste le cardiologue qui prendra le relai pour cette pathologie. Le cardiologue ou spécialiste de votre pathologie  précisera votre état de santé . Il peut identifier une affection aigüe et vous ne serez pas en ALD .  Le spécialiste peut identifier une affections chronique et vous serez en ALD pour l’assurance maladie. 2 – 2 – Votre parcours de soins Vous avez été identifié patient maladie chronique et inscriptible dans la liste des ALD de l’assurance maladie. Pour la suite, régulièrement, vous consulterez votre spécialiste et il vous prescrira les traitements indiqués pour votre ALD et ce exclusivement. Cependant, si vous avez un état grippal, ce sera toujours le medecin traitant que vous avez déclaré à l’assurance maladie, qui traitera cet état grippal. De même pour vous vacciner, vous irez chez votre médecin traitant. C’est ainsi que fonctionne le parcours de soins. 3 – aspects économiques   Les personnes en ALD voient leur prise en charge particulière. Les patients qui suivent ce parcours (médecin traitant, puis spécialiste et suivi par ce spécialiste) sont exonérés du paiement de : – la consultation – les prescriptions (que ce soit les traitements sur une ordonnance bizone, les examens médicaux) Ces exonérations correspondent à une prise en charge à 100% par l’assurance maladie. Remarque: Parmi les 20 million de personnes atteintes d’une ALD il faut distinguer les ALD exonérantes et les ALD non exonérante. Une affection longue durée (ALD) est une maladie chronique à caractère grave, qui peut être exonérante, c’est-à-dire prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie. En effet, les soins relatifs au traitement de l’ALD sont généralement très coûteux. Il existe d’autres types d’ALD n’ouvrant pas droit à une exonération du ticket modérateur : il s’agit des ALD non exonérantes. Les patients souffrant d’ALD doivent respecter le parcours de soins coordonnés pour bénéficier d’un remboursement optimal des frais de santé inhérents à l’affection. La liste des 30 ALD  dites exonérantes est mobile, ce qui veut dire que votre ALD peut ne plus faire partie de la liste initiale. C’est ainsi que l’hypertension artiérielle ne fait plus  partie de cette liste en 2011 MALADES CHRONIQUES – ALD En France le nombre de personnes atteintes d’une maladie chronique est passé de 2 million à 10 en 30 ans (entre 1970 et 2000). Mais qu’est ce que un malade chronique ou d’une personnes en ALD affection de Longue Durée, c’est ce que nous allons identifier ici Critères A L D a liste des ALD, fixée par l’article D. 322-1 du Code de la Sécurité sociale, a été actualisée par le décret n°2011-77 du 19 janvier 2011 et par le décret n°2011-726 du 24 juin 2011* : 1 – Accident vasculaire cérébral invalidant ; 2- Insuffisances médullaires et autres cytopénies chroniques ; 3- Artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques ; 4-Bilharziose compliquée ; 5-Insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves ; cardiopathies congénitales graves ; 6- Maladies chroniques actives du foie et cirrhoses; 7- Déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection par le virus de l’immuno-déficience humaine ; 8- Diabète de type 1 et diabète de type 2 ; 9- Forme grave des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave ; 10- Hémoglobinopathies, hémolyses, chroniques constitutionnelles et acquises sévères ; 11-Hémophilies et affections constitutionnelles de l’hémostase graves ; 12- Hypertension artérielle sévère ; 13- Maladie coronaire ; 14- Insuffisance respiratoire chronique grave ; 15- Lèpre ; 16 -Maladie de Parkinson ; 17-Maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé spécialisé ; 18- Mucoviscidose ; 19- Néphropathie chronique grave et syndrome néphrotique primitif ; 20- Paraplégie ; 21-Périartérite noueuse, lupus érythémateux aigu disséminé, sclérodermie généralisée évolutive ; 22-Polyarthrite rhumatoïde évolutive grave ; 23-Psychose, trouble grave de la personnalité, arriération mentale ; 24-Rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives ; 25-Sclérose en plaques ; 26-Scoliose structurale évolutive (dont l’angle est égal

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Apnée du sommeil ou SAOS ou SACS

Bonjour si vous êtes nouveau cliquez ici L’apnée du sommeil  c’est : L’apnée du sommeil se caractérise par des pauses respiratoires durant le sommeil. Vous dormez et durant votre sommeil la respiration s’interrompt puis reprend. Ces pauses peuvent durer de 10 secondes à plus de 30 secondes. Ce phénomène est normal lorsqu’il se produit moins de 5 fois par heure. Il entraîne des conséquences négatives quand il se produit plus fréquemment ( un diagnostic consistera à compter le nombre de ces pauses par heure durant le sommeil). Ces pauses respiratoires privent le corps d’oxygène et interrompent l’élimination du dioxyde de carbone. Pour permettre la réouverture des voies respiratoires, le cerveau déclenche des micro-réveils. Bien qu’inconscients, ils entraînent un sommeil de mauvaise qualité : sommeil qui n’est pas réparateur, ce qui génère une sensation permanente de fatigue au lever. Hors, la respiration permet de véhiculer de oxygène vers les poumons et alimente le sang en oxygène et le gaz carbonique rejeté par les vaisseaux dans les poumons est expulsé lors de l’expiration. On comprendra bien que plus il se produira des apnées durant le sommeil, moins la personne se sentira reposée au lever. L’impression de ne pasavoir assez dormi, se sentir fatigué comme au moment du coucher sont des symptômes signes d’un possible SAS syndrôme d’apnée du sommeil. Des céphalées au reveil. Un facilité à s’endormir durant la journée pour tenter de récupérer et d’être moins fatigué  est aussi un signe. L’origine de ces SAS – syndromes d’apnée du sommeil Il existe deux situations et une troisième qui combine les deux premières, causant ces pauses respiratoires durant le sommeil.   1 – Durant le sommeil le corps est au repos allongé et les muscles sont détendus. Il arrive que l’espace respiratoire soit bouché ce qui empêche l’air de pénétrer dans les voies respiratoires jusqu’aux bronchioles des poumons. Cela concerne tout l’appareil respiratoire jusqu’aux poumons. Les muscles sont trop laxes su fait de l’âge d’une pathologie ou d’une surpoids et bloquent le passage de l’air. On l’appelle le SAOS syndrome d’apnée obstructive du sommeil.Le SAOS se produit durant le sommeil. Les muscles situés à l’arrière de la gorge se relâchent, entraînant un rétrécissement voire une fermeture des voies respiratoires  et empêchant ainsi l’arrivée d’une quantité suffisante d’oxygène dans les poumons. Ainsi, la langue et les tissus du palais se relâchent au cours du sommeil et empêchent le passage de l’air vers les poumons. La respiration s’arrête pendant plusieurs secondes. 2 -Il arrive que l’ordre donné par le cerveau pour que la respiration se fasse de manière automatique soit freinée. Il s’agit de la commande nerveuse qui ne fait plas correctement son travail cela peut être d’origine médicamenteuse : les somnifères peuvent être la cause, mais d’autres pathologies du centre nerveux sont à l’origine de ces  syndromes d’apnée centrale du  sommeil. 3 – Il existe un mix des deux situations présentées ci dessus. Le patient présente une laxité musculaire aux niveau des voies respiratoires hautes à laquelle s’ajoute un défaut de la commande nerveuse de l’automatisme respiratoire durant le sommeil. C’est le cas le plus fréquent.  

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LA PHARMACOVIGILANCE c’est quoi?

L’évaluation des effets secondaires (ou effets indésirables) des médicaments en pharmacovigilance repose sur une approche structurée qui vise à détecter, analyser, comprendre et prévenir les risques liés à l’utilisation des médicaments. Voici les étapes clés et outils méthodologiques utilisés dans cette évaluation : 🔍 1. Collecte des données Sources principales : Déclarations spontanées de professionnels de santé ou patients (via le système national de pharmacovigilance : ANSM en France, EudraVigilance en Europe, etc.). Études cliniques (phases I à IV) : surveillance durant le développement du médicament. Bases de données internationales (VigiBase – OMS). Études post-AMM (études pharmacoépidémiologiques, cohortes, registres, etc.). 🧠 2. Analyse du signal Un signal est une information suggérant une association nouvelle ou plus forte qu’attendue entre un médicament et un effet indésirable. Outils d’analyse : Méthodes quantitatives : disproportionalité (ex : ratio de reporting, PRR, ROR). Algorithmes de détection de signaux : utilisés dans les bases de données. Analyse qualitative : revue de cas cliniques, temporalité, mécanismes physiopathologiques. ⚖️ 3. Évaluation de la causalité L’objectif est de déterminer si le médicament est probablement, possiblement, ou improbablement lié à l’effet indésirable. Méthodes utilisées : Méthode d’imputabilité française (score I/R pour Intrinsèque / Rechallenges). Méthode de l’OMS-Uppsala (classification en 6 niveaux). Critères de Bradford Hill : cohérence, temporalité, plausibilité biologique… 📈 4. Quantification du risque Une fois la causalité suspectée ou établie : Calcul de l’incidence ou prévalence de l’effet indésirable. Estimation du risque relatif ou odds ratio (par rapport à un groupe témoin). Modélisation en études de cohortes, cas-témoins, études cas-croisés. ⚖️ 5. Décision réglementaire et gestion du risque En fonction de la gravité, fréquence et balance bénéfices/risques : Modification de la notice (RCP). Envoi de lettres de sécurité aux professionnels. Ajout de mesures de minimisation des risques (cartes patients, formations). Retrait du marché si le risque est jugé inacceptable. 🛠️ 6. Outils et plateformes utiles Base de données publique des médicaments (BDPM – France). VigiBase (base mondiale de l’OMS). EudraVigilance (EMA). FAERS (FDA Adverse Event Reporting System). ✍️ Exemple concret : Un patient rapporte une hépatite sévère après la prise d’un médicament hypocholestérolémiant : Analyse des délais d’apparition (temporalité). Recherche dans VigiBase de cas similaires. Vérification de la disparition des symptômes à l’arrêt (déchallenge). Si possible, observation d’une rechute à la reprise (rechallenge positif). Recommandation : ajout d’une alerte dans le RCP, voire suspension du médicament si le signal est fort et confirmé. Souhaitez-vous que je vous aide à créer une fiche pratique PDF ou une infographie sur ce processus à destination de patients, pharmaciens ou industriels ? Vous avez dit : Infographie ChatGPT a dit : Image créée Vous avez dit : Il y a des fautes ChatGPT a dit : Oui, vous avez raison : l’image générée contient plusieurs fautes d’orthographe et de frappes erronées, notamment dans les titres et les descriptions (ex. : “sourcès priniciouïes”, “quantification du risoue”, “plausibilité biöiologique”…). Souhaitez-vous que je vous corrige tout le texte mot à mot pour générer une nouvelle infographie propre et professionnelle ? Vous avez dit : Détaillé les méthodes causalité ChatGPT a dit : Très bien. Voici un détail clair et rigoureux des méthodes d’évaluation de la causalité utilisées en pharmacovigilance pour déterminer si un effet indésirable est imputable à un médicament. 🧠 Méthodes d’évaluation de la causalité en pharmacovigilance 1. 🔬 Méthode française d’imputabilité (ANSM) ✦ Objectif : Apprécier le lien de causalité entre la prise du médicament et l’effet indésirable à partir du dossier individuel du patient. ✦ Deux scores : Score d’imputabilité intrinsèque (I) : basé sur les données cliniques du patient. Score d’imputabilité extrinsèque (B) : basé sur les données bibliographiques connues. ✦ Composants du score intrinsèque : C1 – Chronologie : Délais compatibles avec l’effet indésirable ? Déchallenge positif ? (disparition après arrêt) Rechallenge positif ? (réapparition à la reprise) Coté de 0 (non informatif) à 3 (chronologie très évocatrice) C2 – Sémiologie (clinique/biologique) : Plausibilité de l’effet selon les signes observés ? Existence d’autres causes possibles (co-médication, pathologie…) ? Coté de 0 (non évocateur) à 3 (très évocateur) C3 – Score global d’imputabilité intrinsèque Résultat combiné des deux scores précédents (A = très probable, B = probable, C = possible, etc.) ✦ Score extrinsèque (B) : Compare l’effet observé avec ceux déjà publiés ou répertoriés dans la littérature ou bases comme VigiBase. Coté de 0 (inconnu) à 3 (effet très bien documenté) 2. 🌍 Méthode OMS-Uppsala ✦ 6 catégories de causalité : Certain : lien clair + rechallenge positif. Probable/Likely : chronologie plausible + déchallenge positif, pas d’autre cause. Possible : chronologie plausible mais autre cause possible. Unlikely : chronologie improbable ou autre cause plus plausible. Conditional/Unclassified : données incomplètes, nécessite évaluation complémentaire. Unassessable/Unclassifiable : données insuffisantes. Méthode utilisée par l’OMS dans VigiBase – elle privilégie la standardisation internationale. 3. 📊 Méthodes statistiques automatisées (disproportionnalité) ✦ Objectif : Détecter des signaux de causalité potentielle à partir de grandes bases de données (signalement de masse). ✦ Indicateurs utilisés : PRR (Proportional Reporting Ratio) ROR (Reporting Odds Ratio) IC (Information Component) – utilisé par l’OMS EBGM (Empirical Bayes Geometric Mean) – utilisé par la FDA Ces méthodes ne prouvent pas la causalité individuelle, mais aident à prioriser les investigations. 4. 🧬 Critères de Bradford Hill (épidémiologie causale) ✦ 9 critères pour suggérer un lien causal (non exclusif) : Force de l’association (risque relatif élevé) Constance (réplication dans d’autres études) Spécificité (effet spécifique à un médicament) Temporalité (cause précède effet) Gradation (relation dose-effet) Plausibilité biologique Cohérence avec la science existante Expérimentation (ex. rechallenge) Analogies (effet connu avec d’autres molécules similaires)

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