MON DEFI – EXPLIQUER LE PLFSS – 9

9ᵉ mesure du PLFSS : le numérique en santé, l’usage des données et leurs coûts réels

Ce que cela signifie et ce que cela change concrètement


Introduction

Le numérique en santé occupe une place croissante dans le PLFSS.
Il est présenté comme un levier d’amélioration de la coordination, du suivi des patients et du pilotage du système de santé.

Mais cette orientation repose sur une réalité souvent peu explicitée : le numérique a un coût élevé, à l’hôpital, au domicile et pour les entreprises du secteur.
Ces coûts influencent directement les arbitrages budgétaires du système de santé.

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Ce que dit le texte officiel

Le PLFSS soutient :

  • le déploiement d’outils numériques à l’hôpital et en ville,

  • la généralisation des échanges dématérialisés,

  • l’exploitation des données de santé pour le pilotage,

  • le développement de solutions numériques pour le suivi à domicile.

Ces orientations sont portées et pilotées notamment par Assurance Maladie et les autorités sanitaires.


Traduction en clair

Concrètement, le système de santé investit massivement dans le numérique, mais ces investissements doivent être financés à l’intérieur d’un budget contraint.

Le numérique implique :

  • des coûts d’achat de logiciels et de matériels,

  • des coûts de maintenance et de cybersécurité,

  • des mises à jour régulières liées aux exigences réglementaires,

  • du temps humain consacré à la saisie, au contrôle et à la gestion des données.

Ces dépenses ne sont pas isolées : elles entrent en concurrence avec d’autres besoins du système de santé.


Les coûts du numérique selon les secteurs

À l’hôpital
Le numérique nécessite :

  • des dossiers patients informatisés,

  • des outils de prescription et de traçabilité,

  • des infrastructures informatiques sécurisées,

  • des formations continues pour les équipes.

Ces coûts sont en grande partie fixes et incompressibles.
Ils peuvent limiter les marges disponibles pour d’autres postes, notamment les ressources humaines.

Au domicile et en soins de ville
Le numérique se traduit par :

  • des plateformes de suivi,

  • de la télésurveillance,

  • des dispositifs médicaux intégrant des composants numériques,

  • des échanges dématérialisés obligatoires.

Ces outils ont un coût pour les prestataires, les professionnels, et parfois pour les patients ou leurs aidants (équipement, connexion, maintenance).

Pour les entreprises du secteur santé
Les éditeurs de logiciels, industriels et prestataires doivent assumer :

  • des investissements lourds en développement,

  • des exigences élevées de conformité et de sécurité,

  • des obligations d’interopérabilité.

Ces coûts influencent les modèles économiques et se répercutent indirectement sur le financement global des soins.


Qui est concerné

Cette mesure concerne :

  • tous les patients,

  • les personnes vivant avec une maladie chronique, fortement exposées au suivi numérique,

  • les établissements de santé,

  • les professionnels de ville,

  • les entreprises du secteur santé,

  • les aidants, souvent sollicités pour gérer les outils numériques.


Effets possibles pour les patients

Coordination améliorée… quand les outils fonctionnent
Lorsque les systèmes communiquent réellement, la continuité de l’information peut sécuriser les parcours.

Temps soignant déplacé
Le numérique peut réduire certains échanges, mais il augmente parfois le temps consacré à la saisie et au contrôle.

Coûts indirects
Les investissements numériques peuvent peser sur d’autres priorités : présence humaine, accompagnement, temps de soins.

Risque d’inégalités
Les patients peu à l’aise avec le numérique peuvent rencontrer des difficultés, en particulier au domicile.


Ce que le texte ne précise pas

Le PLFSS ne détaille pas :

  • le coût global réel du numérique pour le système de santé,

  • l’impact de ces dépenses sur les autres postes budgétaires,

  • la soutenabilité pour les petites structures et les prestataires,

  • la part de ces coûts supportée indirectement par les patients et leurs proches.

Ces arbitrages restent peu visibles dans le texte.


À retenir

Le numérique en santé est un outil structurant, mais il n’est ni gratuit ni neutre.
Il consomme une part croissante des ressources du système.
Pour les patients chroniques, son intérêt dépend de l’équilibre entre technologie et accompagnement humain.


Expliqué à un enfant de 8 ans

À l’hôpital et à la maison, on utilise de plus en plus d’ordinateurs pour soigner les gens.
Ces ordinateurs aident, mais ils coûtent cher à acheter et à réparer.
Comme l’argent n’est pas infini, si on en met beaucoup pour les ordinateurs, il en reste parfois moins pour les personnes qui soignent ou qui aident les malades.
Alors il faut bien choisir comment on dépense l’argent.

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